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L'enseignement général et technologique
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Les jeunes et l'emploi d'ici 2015

La DEP, organisme d'études du ministère de l'Éducation nationale, en collaboration avec le BIPE (Bureau d’informations et de prévisions économiques) viennent de rendre publique une étude prospective sur l’emploi d’ici à 2015. Cette étude prévoit que d’ici à dix ans les besoins en recrutement de jeunes seront inférieurs au nombre de jeunes sortant du système éducatif, et ceci malgré l’importance des sorties définitives d’emploi des « baby-boomeurs ».


  • Des tensions dans certains secteurs :
Des tensions peuvent cependant apparaître pour les niveaux élevés de diplôme et également dans certains secteurs. Plusieurs domaines vont devoir recruter un nombre important de jeunes : le commerce, la santé/action sociale, le bâtiment-travaux publics, les services aux particuliers, l’enseignement/formation, l’hôtellerie-restauration alimentation, la gestion/administration. Mais la concurrence avec les adultes au chômage sera rude. Certains secteurs viseront uniquement des diplômés de l’enseignement supérieur (comme ceux de la formation et de l’enseignement), d’autres recruteront à tous les niveaux de diplômes avec une majorité de titulaires de diplômes inférieurs au baccalauréat dans le bâtiment-travaux publics, la mécanique-travail des métaux, l’hôtellerie, la restauration, l’alimentation et les services à la personne.
         
100 000 emplois manqueront d’ici à 2015.
La DEP considère que d’ici à 2015,
le nombre des emplois disponibles sera inférieur de 100 000
à celui des jeunes entrant sur le marché du travail.
 
  • Banque, informatique, droit… Les secteurs qui souffriront le moins
Les chercheurs de la DEP assortissent leur analyse de prudentes réserves sur l'évolution de la situation économique. "La situation des sortants du système éducatif sera difficile", estiment-ils, sauf à parier sur un taux de croissance constant de 3 % par an au lieu de 2 % qui sert de base à l'évaluation.

Soucieuse d'anticiper les besoins de formation de la prochaine décennie, la DEP fait le pari que les besoins de recrutement des jeunes vont persister dans certains secteurs d'activité et que les meilleures occasions se présenteront pour les plus diplômés. La proportion de jeunes à recruter avec un niveau de formation supérieur au bac passerait de 42 % en 2003 à 46 % en 2015. Ils auront d'autant plus de débouchés qu'ils s'orienteront vers la recherche, l'enseignement, l'informatique, la banque, les professions juridiques ainsi que la fonction publique.

La concurrence sera plus rude dans les emplois de moindre qualification, où les jeunes vont se retrouver face aux chômeurs et aux femmes en reprise d'activité. Pour autant, les besoins de recrutement de jeunes devraient rester importants dans le bâtiment, la mécanique, les services à la personne, comme l'hôtellerie, la restauration et l'alimentation.

L’hypothèse posée par la DEP est que la tendance à l’élévation des niveaux de diplômes à l’embauche devrait se poursuivre.

  •   Et si d’ici à 2015 les départ à la retraite se faisaient plus tard ?
Dans l’hypothèse où les départs en retraite se faisaient un peu plus tard qu’ils ne se font actuellement, les jeunes auraient plus de difficultés à s’insérer. Ainsi la principale modification apportée par la DEP dans cette étude concerne l’âge moyen de départ à la retraite renommé de manière plus précise « âge de sortie définitive de l’emploi ». À l’instar d’autres travaux prospectifs, l’âge de sortie définitive d’emploi a été augmenté d’une année. À l’horizon 2015, il sera légèrement supérieur à 59 ans. Cette projection d’un départ à la retraite à l’âge moyen de 59/60 ans plutôt qu’à 58 ans, comme c’est massivement le cas aujourd’hui, générera des difficultés d’insertion supplémentaires pour les jeunes.
 

Pour la période 2002-2015, les hypothèses macroéconomiques retenues sont les suivantes : un taux de croissance moyen du PIB de 2 % correspondant au taux de croissance « potentiel » de l’économie française et se décomposant en 1,5 % de gain de productivité par salarié et 0,5 % de croissance de l’emploi salarié. Une croissance de la productivité horaire sensiblement égale à celle de la période 1990-2002 et un volume total des heures travaillées augmentant de 0,5 % comme l’emploi salarié dans la mesure où la durée du travail par salarié reste stable.

  • Selon la DEP, la population active sera plus importante d’ici à 2015 :
Concernant l’évolution de la population active sur la période 2002-2015, l’étude de la DEP prévoit une population active en 2015 largement supérieure à celle de 2002 (plus près d’un million de personnes). Ces pronostics divergent assez largement d’autres études prospectives qui se basent plutôt sur une diminution de la population active.

 Selon la DEP, la population active devrait ainsi s’établir à 27,2 millions de personnes en 2015. Elle sera du même ordre de grandeur que la population active de 2005 et de 2010.

Il y aura notamment une augmentation sensible de la population active des 55-64 ans : de 5,9 millions en 2002 à 8 millions en 2015. Les chercheurs de la DEP ont fait l’hypothèse d’un accroissement de leur taux de participation à la population active, dans la prolongation de ce qui s’observe depuis quelques années.

Le taux de participation des jeunes de moins de 25 ans est supposé rester stable à 30 %. Ainsi, c’est l’hypothèse d’une stabilité de la durée de scolarisation, conforme à la tendance observée, qui a été retenue.
 
         
Les perspectives emploi et chômage 

Si l’on se concentre sur l’évolution de l’emploi et du chômage,
les hypothèses retenues dans l’enquête sont les suivantes :
- Le taux d’activité, qui diminue très légèrement entre 2002 et 2015,
s’accompagne d’une faible augmentation du taux d’emploi sur l’ensemble
de la période (de 60,4 % à 63 %). Ce taux reste cependant loin de
l’objectif européen à l’horizon 2010 (70 %).
- Le taux de chômage baisse de façon tendancielle sur la période,
 pour s’établir à 7,4 %.

  • Des perspectives d’emplois moins bonnes que sur la période 1990-2002
Les projections d’emploi par secteur d’activité sur la période 2002-2015 donnent des résultats qui vont dans le même sens que les tendances constatées sur la période 1990-2002 : des baisses de l’emploi dans l’agriculture (moins forte que sur 1990-2002) et dans l’industrie (plus forte que sur 1990-2002), une très légère hausse de l’emploi dans la construction (baisse sur 1990-2002), des hausses de l’emploi dans les services (moins fortes que sur 1990-2002), surtout dans les services principalement marchands, mais également dans les services administrés (santé, éducation, etc.).

Au total, une augmentation annuelle moyenne de près de 100 000 emplois par an est prévue, au lieu de plus de 150 000 sur la période 1990-2002. Ainsi, les hypothèses retenues conduisent à une dynamique moindre de l’augmentation du nombre total d’emplois.

  • Les jeunes avec un bas niveau de qualification seront en concurrence avec les chômeurs
Les besoins en recrutement de jeunes dépendent de la concurrence exercée sur le marché du travail par les chômeurs et les femmes reprenant une activité. Cette concurrence se manifeste surtout sur les plus bas niveaux de qualification. Dans l’hypothèse de référence, c’est un total de 75 000 emplois qui ne sont pas pourvus par les jeunes et viennent en déduction des besoins totaux en recrutement. On passe ainsi d’un total de 669 000 emplois à 594 000 recrutements de jeunes.

En effet, la prise en compte de la concurrence jeunes chômeurs-inactifs reprenant une activité est importante dans les études prospectives sur l’emploi. Car les besoins en recrutements peuvent s’adresser aux jeunes sortant du système éducatif (l’étude de la DEP a retenu les jeunes sortis depuis un an du système éducatif hors apprentissage), mais aussi aux chômeurs, aux inactifs (surtout des femmes) qui reprennent tardivement ou qui entreprennent pour la première fois une activité professionnelle. Pour apprécier les besoins s’adressant spécifiquement aux jeunes, il convient donc de prendre en compte la concurrence qui s’opère de fait entre ces trois populations entrant ou rentrant dans l’emploi.


  • Une première : l’étude de la DEP est menée par domaine professionnel et non plus uniquement avec les traditionnelles catégories socioprofessionnelles de l’INSEE :
L’innovation majeure de cette enquête consiste dans la répartition de l’emploi par domaine professionnel (DP). La définition des domaines professionnels se réfère à la nomenclature de la DARES (croisement entre les catégories l’INSEE et ROME de l’ANPE). Vingt-deux domaines professionnels recouvrent quatre vingt-quatre familles professionnelles. Ce type d’approche centrée sur la profession ne prend pas en compte les secteurs d’activité économique. Tous les ouvriers du BTP, par exemple, sont dans la même famille professionnelle quel que soit leur secteur d’activité (entreprises du BTP mais aussi fonction publique d’État, collectivités territoriales…). Comme il s’agit du premier exercice réalisé dans ce cadre, il convient d’être particulièrement prudent dans l’analyse des résultats pour les domaines professionnels à faible effectif ; il faut également vérifier le contenu des domaines.          

Les enquêtes prospectives de la DEP :
La Direction de l’évaluation et de la prospective (DEP)
conduit régulièrement des exercices de prospective
emploi-formation afin d’éclairer les choix stratégiques
des décideurs du ministère de l’Éducation nationale.
L’objectif est d’évaluer, par niveau de diplôme,
les besoins en recrutements de jeunes sortant du système
éducatif et de les confronter aux projections de sorties
d’élèves et d’étudiants réalisées par la DEP.
Elle poursuit ainsi les travaux du Commissariat général au plan.
A noter : le Commissariat général au Plan doit
se transformer prochainement en Centre d'analyse stratégique
auprès du Premier ministre :http://www.strategie.gouv.fr/


Sources :

  • « Prospective emploi-formation à l’horizon 2015 ». Étude réalisée par Sylvère Chirache et Claude Sauvageot, mission Éducation-Économie-Emploi, DEP, avec la collaboration d’Ahmed Ait-Kaci du BIPE. DEP, Direction de l’évaluation et de la prospective - www.education.gouv.fr
  • L’enquête Prospective emploi-formation 2015 dans Dossiers évaluation et prospectives n° 155, juillet 2004 (15 euros) est disponible auprès de la
    Direction de l’évaluation et de la prospective
    58, boulevard du lycée
    92170 – VANVES
    Tél : 01 55 55 72 04

 

2 rue Burdin, 73025 Chambéry CEDEX Tel : 04.79.33.12.55 Fax : 04.79.75.33.59 contact@st-ambroise.org
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